L’obésité des enfants : une inflation inquiétante qu’il est notre devoir d’arrêter sans tarder
Par Michel Bontemps, vendredi 29 janvier 2010 à 11:04 :: Santé dans l'assiette :: #541 :: rss
Il y a juste 10 ans, l'Organisation Mondiale de la Santé déclarait l'obésité première épidémie non infectieuse de l'histoire.
Le phénomène est particulièrement inquiétant chez les plus jeunes où son augmentation est fulgurante : en France, le nombre d'enfants obèses a plus que doublé depuis les années 80.
L’emballement dans cette tragique course aux kilos, est tel que l'Europe talonne l'Amérique où plus de 22 % des gamins sont obèses.
Un enfant accumule toutes les mauvaises chances de devenir un adulte obèse. En laissant vos enfants grossir, vous mettez leur présent leur avenir en danger, tant pour leur santé que pour leur vie affective et sociale.
Pour éviter la catastrophe, les experts recommandent quatre mesures : une surveillance médicale, un rééquilibrage de leur alimentation, une pratique sportive régulière et la réduction des heures passées devant la télé.
Comment savoir si un enfant risque de devenir obèse ?
Avec l’âge et la taille, le poids d’un enfant s’élève régulièrement.
Le taux de graisse corporelle augmente la première année de la vie, puis diminue entre 1 et 6 ans pour augmenter à nouveau jusqu’à la fin de la croissance.
Plus ce « rebond d’adiposité » est précoce (il peut survenir dès l’âge de 2 ans), plus fort devient le risque d’être obèse à l’âge adulte.
Lorsque, même chez un bébé mince, le rebond d’adiposité survient avant 6 ans et que l’obésité se retrouve à l’adolescence, dans 70 % des cas elle se maintiendra à l’âge adulte.
En revanche, un jeune enfant trop gros qui n’a pas encore présenté de rebond peut toujours récupérer une corpulence normale si l’on veille à son alimentation et qu’on lui fait faire de l’exercice.
Quels risques pour sa santé ?
Les statistiques montrent que 50 à 70 % enfants obèses mourront précocement.
Cet excès de mortalité à l’âge adulte est surtout d’origine cardio-vasculaire et touche davantage les garçons.
Et la malédiction frappe dès le plus jeune âge.
Chez les « petits gros », des anomalies apparaissent, telles qu’une augmentation de la pression artérielle, du cholestérol ou un diabète.
Chez les enfants présentant une obésité sévère, des apnées du sommeil peuvent se déclencher ainsi que des pathologies orthopédiques.
Chez les adolescentes obèses, une puberté précoce ou des troubles des règles sont souvent observés.
Les parents jouent donc un rôle essentiel sur le poids, le bien-être et par conséquent la santé de leurs enfants tout au long de leur vie.
Un allaitement prolongé
D’abord, il est certain que plus longtemps une maman nourrit son bébé au sein, mieux elle le protège contre un surpoids ultérieur. Pourquoi ?
Parce qu’un bébé nourri artificiellement reçoit généralement trop de protéines et qu’un excès de protéines avant 2 ans induit un rebond d’adiposité plus précoce.
Avant l’âge de 2 ans, les enfants ont besoin de davantage de lipides nécessaires à leur croissance rapide et au développement de leur cerveau et de leur système nerveux.
En fait, le lait maternel contient 50 % de matières grasses et seulement 7 % de protéines, et leur alimentation doit reconstituer cet équilibre : rien ne sert d’alléger en graisses l’alimentation d’un bébé dans l’idée de l’empêcher de grossir et ce serait même dangereux.
Une alimentation qui répond à leurs besoins
L’ennemi, ce sont les « calories » vides apportées par les aliments sucrés, gras et dépourvus de nutriments essentiels.
Donnez à vos enfants le goût des fruits et des légumes, qui apportent des vitamines, des minéraux, des fibres et peu de calories.
Yaourts et fromages de brbis et de chèvre (éviter le lait de vache) leur donneront le calcium indispensable à leur croissance et qui les prémunira contre une ostéoporose ultérieure.
Ils ont également besoin de fer, dont ils manquent souvent : foie, lentilles, persil et légumes verts à feuille en sont une source importante, avec de la vitamine C (jus d’agrumes) qui favorise l’assimilation du fer d’origine végétale.
Evitez toutefois de les soumettre à des régimes hypocaloriques et hypolipidiques trop restrictifs qui risquent d’engendrer des comportements alimentaires perturbés, comme la boulimie et l’anorexie (elle afflige 1,3 des adolescentes entre 15 et 20 ans) et qui, à la longue, favorisent l’obésité.
Moins de télé et de jeux vidéos
Chez un enfant plus âgé, il a été démontré que leur taux de graisse corporelle augmente en proportion directe du nombre d’heures passées devant la télévision : hypnotisé par l’écran, le corps inerte et l’esprit ailleurs, il grignote machinalement des paquets de chips et de bonbons.
Incitez vos enfants à bouger, limitez les séances de télé et de jeux vidéos, Et si vous constatez que votre enfant grossit trop, n’hésitez pas à consulter un pédiatre nutritionniste.
Il ne s’agit surtout pas de le culpabiliser mais de lui faire prendre conscience de l’avenir qu’il se réserve et de lui donner les moyens de le voir léger.
L’emballement dans cette tragique course aux kilos, est tel que l'Europe talonne l'Amérique où plus de 22 % des gamins sont obèses.
Un enfant accumule toutes les mauvaises chances de devenir un adulte obèse. En laissant vos enfants grossir, vous mettez leur présent leur avenir en danger, tant pour leur santé que pour leur vie affective et sociale.
Pour éviter la catastrophe, les experts recommandent quatre mesures : une surveillance médicale, un rééquilibrage de leur alimentation, une pratique sportive régulière et la réduction des heures passées devant la télé.
Comment savoir si un enfant risque de devenir obèse ?
Avec l’âge et la taille, le poids d’un enfant s’élève régulièrement.
Le taux de graisse corporelle augmente la première année de la vie, puis diminue entre 1 et 6 ans pour augmenter à nouveau jusqu’à la fin de la croissance.
Plus ce « rebond d’adiposité » est précoce (il peut survenir dès l’âge de 2 ans), plus fort devient le risque d’être obèse à l’âge adulte.
Lorsque, même chez un bébé mince, le rebond d’adiposité survient avant 6 ans et que l’obésité se retrouve à l’adolescence, dans 70 % des cas elle se maintiendra à l’âge adulte.
En revanche, un jeune enfant trop gros qui n’a pas encore présenté de rebond peut toujours récupérer une corpulence normale si l’on veille à son alimentation et qu’on lui fait faire de l’exercice.
Quels risques pour sa santé ?
Les statistiques montrent que 50 à 70 % enfants obèses mourront précocement.
Cet excès de mortalité à l’âge adulte est surtout d’origine cardio-vasculaire et touche davantage les garçons.
Et la malédiction frappe dès le plus jeune âge.
Chez les « petits gros », des anomalies apparaissent, telles qu’une augmentation de la pression artérielle, du cholestérol ou un diabète.
Chez les enfants présentant une obésité sévère, des apnées du sommeil peuvent se déclencher ainsi que des pathologies orthopédiques.
Chez les adolescentes obèses, une puberté précoce ou des troubles des règles sont souvent observés.
Les parents jouent donc un rôle essentiel sur le poids, le bien-être et par conséquent la santé de leurs enfants tout au long de leur vie.
Un allaitement prolongé
D’abord, il est certain que plus longtemps une maman nourrit son bébé au sein, mieux elle le protège contre un surpoids ultérieur. Pourquoi ?
Parce qu’un bébé nourri artificiellement reçoit généralement trop de protéines et qu’un excès de protéines avant 2 ans induit un rebond d’adiposité plus précoce.
Avant l’âge de 2 ans, les enfants ont besoin de davantage de lipides nécessaires à leur croissance rapide et au développement de leur cerveau et de leur système nerveux.
En fait, le lait maternel contient 50 % de matières grasses et seulement 7 % de protéines, et leur alimentation doit reconstituer cet équilibre : rien ne sert d’alléger en graisses l’alimentation d’un bébé dans l’idée de l’empêcher de grossir et ce serait même dangereux.
Une alimentation qui répond à leurs besoins
L’ennemi, ce sont les « calories » vides apportées par les aliments sucrés, gras et dépourvus de nutriments essentiels.
Donnez à vos enfants le goût des fruits et des légumes, qui apportent des vitamines, des minéraux, des fibres et peu de calories.
Yaourts et fromages de brbis et de chèvre (éviter le lait de vache) leur donneront le calcium indispensable à leur croissance et qui les prémunira contre une ostéoporose ultérieure.
Ils ont également besoin de fer, dont ils manquent souvent : foie, lentilles, persil et légumes verts à feuille en sont une source importante, avec de la vitamine C (jus d’agrumes) qui favorise l’assimilation du fer d’origine végétale.
Evitez toutefois de les soumettre à des régimes hypocaloriques et hypolipidiques trop restrictifs qui risquent d’engendrer des comportements alimentaires perturbés, comme la boulimie et l’anorexie (elle afflige 1,3 des adolescentes entre 15 et 20 ans) et qui, à la longue, favorisent l’obésité.
Moins de télé et de jeux vidéos
Chez un enfant plus âgé, il a été démontré que leur taux de graisse corporelle augmente en proportion directe du nombre d’heures passées devant la télévision : hypnotisé par l’écran, le corps inerte et l’esprit ailleurs, il grignote machinalement des paquets de chips et de bonbons.
Incitez vos enfants à bouger, limitez les séances de télé et de jeux vidéos, Et si vous constatez que votre enfant grossit trop, n’hésitez pas à consulter un pédiatre nutritionniste.
Il ne s’agit surtout pas de le culpabiliser mais de lui faire prendre conscience de l’avenir qu’il se réserve et de lui donner les moyens de le voir léger.

Commentaires
1. Le samedi 30 janvier 2010 à 04:24, par BAMBA Iba
2. Le vendredi 18 juin 2010 à 11:12, par jeux
3. Le mercredi 07 juillet 2010 à 23:00, par pascale
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