Le véritable âge physiologique de l'organisme, celui qui doit être pris en compte pour évaluer la dose de sport que peut et doit faire un adolescent, n'est pas son âge réel (correspondant à sa date de naissance), ni son âge statural (sa taille), mais son âge osseux, c’est-à-dire l'âge de sa maturation osseuse, l'âge de ses cartilages.

L'âge osseux conditionne le déclenchement de la puberté, la poussée de croissance et la taille définitive.
Beaucoup de jeunes ont un âge osseux en retard par rapport à leur âge réel : un enfant de 15 ans qui a un âge osseux de 13 ans ne sera pas encore en poussée pubertaire, il aura un physique, une physiologie et une sexualité d'enfant.

Or, chez l'enfant et l'adolescent en croissance, l'os est du plâtre sur lequel son fixés les clous que sont les cartilages de croissance où sont attachés les ficelles musculaires ou les ligaments. Quand on tire trop fort sur la ficelle, c'est le clou qui lâche !

Le sport de résistance, qui fait appel à des contractions violentes, brutales, comme la musculation avec des charges lourdes, les jeux de balle et les sprints, ne peut être pratiqué que lorsque les cartilages de croissance sont soudés, c'est-à-dire lorsque la puberté est terminée. Une consultation avec un pédiatre ou un médecin du sport s'impose, et en cas de doute, celui-ci demandera une radiographie de la main et du poignet qui permet de voir la maturation osseuse.

En revanche, il faut privilégier l'exercice en endurance comme travail de base.

Un adolescent peut s'adonner tout à loisir aux activités d'endurance, jogging, randonnée, vélo, natation, et, cardio-training en salle (vélo fixe, stairmaster, rameur, tapis de course).
La meilleure méthode d'entraînement, pour un ado, consiste à réaliser des efforts de plus en plus longs (et non pas de plus en plus intenses), en maintenant son rythme cardiaque aux alentours de 150 pulsations minutes.

Après 7 ou 8 séances, à raison de 2 séances par semaine, l'intensité et la durée de l'effort pourront être progressivement augmentées sans que le cœur s'accélère, et au bout de 7 ou 8 semaines, le jeune s'apercevra que son rythme cardiaque de base, au repos, s'est ralenti, passant, en moyenne, de 80 à 65 pulsations/minute. Il aura ainsi amélioré son endurance.