C’est le « baby blues ». La jeune maman se sent particulièrement fragile et vulnérable. Elle pleure facilement, change d’humeur, manifeste une hypersensibilité aux critiques, des difficultés à se concentrer, une irritabilité à fleur de peau et souffre de troubles du sommeil.

Pourquoi ce baby-blues ?

• Les modifications hormonales

Pendant la grossesse, la femme sécrète beaucoup plus de progestérone qu’en temps normal (30 à 50 fois plus). Or cette hormone diminue la production de monoamine oxydase, une substance qui favorise l’apparition des réactions dépressives. Après l’accouchement, le taux de progestérone et d’oestrogènes chute en quelques heures et les répercussions émotionnelles sont importantes, surtout en cas d’allaitement. En effet, la prolactine produite à cette occasion ralentit le retour à la normale des taux hormonaux.

• La fatigue.

La plupart des jeunes mamans sont épuisées après l’accouchement. Et elles ont du mal à récupérer. Le manque de sommeil, les sensations douloureuses des suites de couches, les difficultés rencontrées au début de l’allaitement, l’atmosphère agitée et bruyante de l’hôpital n’arrangent rien. Dans les 3 à 10 jours qui suivent la naissance, la fatigue est à son maximum et bien des accouchées n’ont plus la force de la surmonter. Ereintées, incapables de reprendre le dessus, elles se laissent gagner par la déprime.

• les incertitudes.

La vulnérabilité apparente de Bébé et sa dépendance totale fragilisent la plupart des jeunes mères primipares qui doutent de leur capacité à comprendre et à satisfaire leur enfant. Un sentiment d’autant plus difficile à gérer qu’elles se sentent investies d’une responsabilité nouvelle.

• La perte du statut de femme enceinte.

Avant l’accouchement, la future maman est particulièrement choyée. Mais dès que l’enfant parait, il accapare toutes les attentions. La jeune maman se sent délaissée, elle voit avec regret son ventre vide mais déformé. Elle a du mal à surmonter toutes ses déceptions. La fatigue et la chute hormonale aidant, elle entre dans un état hypersensibilité et passe très facilement du rire aux larmes.

Comment échapper au baby blues?

• Le repos.

Le baby blues, qui ne dure jamais plus de 2 semaines, se traite essentiellement par le repos. Si vous en souffrez, demandez au papa de s’impliquer davantage auprès de Bébé et, au besoin, de limiter les visites de vos parents et amis, toujours très fatigantes. Si la maternité vous propose les services d’un psychologue, n’hésitez pas à le rencontrer pour discuter de vos soucis Son écoute pourra vous aider à retrouver plus rapidement l’équilibre. De retour chez vous, ne vous épuisez pas en sorties, réceptions, etc...

• L’organisation.
Dès le retour à la maison, faites-vous aider par le papa ou les personnes de votre entourage. Par exemple pour faire les courses et prodiguer chaque jour des soins au bébé. Pensez également à vous accordez chaque jour un peu de temps pour vous distraire. Promenez-vous, rendez visite à une amie ou sortez Bébé avec elle.